Aux “Trissotins”, suite

La véritable chasse aux sorcières que je connais depuis trop longtemps m’a amené à présenter ma démission du poste de chargé de mission bénévole que j’occupais au cabinet du maire de Mantes-la-Jolie.Alors qu’il n’était dans mon esprit que souci de servir Mantes et ses habitants dans la transparence, comme depuis la première heure de mon […]

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lettre aux “Trissotin” contemporains

L’université m’avait confié la responsabilité passionnante de la création d’une Fondation Euro-Méditerranéenne pour l’Energie, l’Environnement et le Développement durable. Il s’agissait alors de lui permettre d’entreprendre un développement international puissant parce que s’appuyant sur son pôle d’excellence, qui est aujourd’hui un enjeu stratégique majeur pour le monde.

Cette mission m’a enthousiasmé.

Avant même d’être officiellement chargé de mission, je me suis engagé passionnément dans cette tâche me rendant plusieurs fois au Maroc, premier pays partenaire recherché.

Elle est sur le point d’aboutir, l’accord des Etats français et marocain pour la labelliser « Union pour

la Méditerranée » étant imminent, diverses institutions et de grandes entreprises françaises et marocaines acceptant d’en devenir partenaires.

Aussi je ne peux qu’être indigné par la pression subie aujourd’hui, du fait de ma situation judiciaire, et ce qui contrevient à la nécessaire sérénité de l’Université.

De deux choses l’une :
- ou je suis innocent, comme je n’ai cessé de le clamer et comme cela finira immanquablement par apparaître, et cette querelle est méprisable,
- ou je suis coupable et l’on me refuse le droit à une deuxième chance, en contradiction complète avec les préceptes humanistes de ces « Trissotins » contemporains, bien loin des principes d’humanité, de tolérance, de refuge qui furent les valeurs fondatrices de la grande Université française, et c’est tout aussi misérable.

Parce que j’ai toujours mis mes valeurs bien au dessus de mes intérêts personnels, il n’est bien sûr pas question, dans ces conditions, d’être un poids pour l’Université.

J’ai donc présenté ma démission de ce beau projet en espérant qu’il puisse aboutir.

Une belle victoire !

Alors que la fête battait son plein à la permanence de campagne après l’élection de Michel Vialay et de mon épouse, une supportrice m’interrogeait pour savoir si j’étais triste.

Oh que non ! Je suis heureux de la victoire de Michel Vialay parce que c’est BIEN pour Mantes-La-Jolie qui est ma ville, celle où j’habite, celle que j’aime, celle que j’ai toujours dorlotée. Et c’est bien pour Michel, un homme droit, fidèle, loyal… ce qui n’est pas interdit en politique même si certains l’ont oublié…

Et je suis fier du courage de mon épouse. Les campagnes électorales ne sont pas « son truc ». La violence, la haine même qu’elle a ressenti pendant ces 3 semaines (ce militant socialiste venant lui dire « qu’elle est plus laide en réalité que sur les affiches » ou cet autre lui demandant « si elle a le temps de distribuer sur les marchés et d’aller me visiter en prison ») lui ont coûté quelques nuits blanches mais ne l’ont pas fait faiblir. Elle estimait que c’était son devoir et elle l’a assumé jusqu’au bout.

Sacrée femme !

Finalement toute cette histoire aura eu du bon. Un peu de repos pour moi, une victoire éclatante, et l’occasion de constater que les amis étaient au rendez-vous, PRESQUE tous les amis, mais les présents valent tellement mieux que les absents.

Jeté aux chiens…

Jeté aux chiens, pour reprendre une métaphore de feu l’ancien Président Mitterrand après le suicide de Pierre Bérégovoy.

C’est le sentiment pénible que m’inspire la lecture de la presse de ce matin.

Alors que je ne suis plus en situation de me défendre, alors que je ne suis plus rien, on m’invente des propos (j’aurai dit avoir rencontré ECCLESTONE pour l’organisation du Grand Prix de France de F1 alors que j’ai toujours expliqué qu’en aucun cas nous ne serions les organisateurs) ou des méfaits (un cabinet pléthorique de 80 personnes, alors qu’en réalité un simple coup de fil aurait permis de vérifier que le cabinet employait des services fonctionnels par souci d’économies … comme le faisait mon prédécesseur … )

Pas de vérification, pas d’appel, de la médisance directement.

On nous dit que les français se détachent de la politique à cause des hommes politiques … Et si c’était plutôt du fait du niveau médiocre dont on leur parle de la vie politique ?

Peut-être ce blog me servira-t-il à rappeler quelques vérités évidentes :

1 – Si l’on remplace l’industrie automobile par l’agriculture biologique, combien d’emplois perdus ?

2 – En 15 ans de mandat (Mairie, Président du Conseil général) je n’ai jamais augmenté les impôts. Qui dit mieux ? Et certains osent parler de gaspillage.

Je suis innocent

Je suis innocent,

Malgré mes dénégations, malgré la culpabilité avérée de mes détracteurs, malgré une absence de preuves matérielles, la justice n’a pas voulu l’entendre.

Notre système pénal et les modalités de l’instruction permettent encore des erreurs judiciaires ; j’en suis la victime aujourd’hui.

La colère et l’indignation de ces magistrats qui m’ont manifesté leur soutien nécessairement discret, m’ont permis de mieux comprendre cela et de trouver la force de faire face.

Les soutiens nombreux, d’élus de droite et de gauche, de gens modestes ou plus aisés, anonymes ou connus, m’ont convaincu de poursuivre le combat pour imposer la vérité de mon innocence ; je saisirai dans les jours qui viennent la cour européenne des Droits de l’Homme.

Puisque cet appel n’est pas suspensif, je prendrai, dans les temps proches, toutes les décisions nécessaires à la bonne marche de notre Département et de notre Mantois, dont sans fausse modestie j’ai été un honnête et efficace serviteur. A une autre place, qui m’est imposée, je le resterai, en attendant de laisser le peuple, le seul juge dans une démocratie, décider de nouveau.

mission parlementaire prolongée

J’ai été nommé parlementaire en mission en octobre 2008. Aujourd’hui, je souhaite prolonger cette mission.

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Le Général de Gaulle dans les Yvelines

Le Général de Gaulle dans les Yvelines
Vidéo envoyée par DailYvelines

Le 25 novembre 2008, Pierre Bédier, Président du Conseil général des Yvelines, et le sculpteur Ousmane Sow, ont inauguré le bronze de Charles de Gaulle en présence des élus locaux.

Cette statue se trouve aujourd’hui dans la cour de l’Hôtel du département des Yvelines. Elle représente un symbole fort pour les Yvelines qui fêtent leur 40e anniversaire.

Grand Prix F1 dans les Yvelines: épisode 1

Grand Prix F1 dans les Yvelines: épisode 1
Vidéo envoyée par DailYvelines

Annonce de la candidature des Yvelines par Pierre Bédier pour accueillir le Grand Prix de France de F1

Le Général de Gaulle dans les Yvelines

Inauguration de la statue du Général de Gaulle à l’hôtel du Département

Ousmane Sow - dévoilement de la statut du Général de Gaulle

Permettez-moi, Cher Ousmane Sow, au nom du département, de vous remercier de votre présence parmi nous. C’est avec un grand honneur et une grande fierté que nous accueillons dans cette enceinte la statue du général de Gaulle que vous avez bien voulu réaliser pour le Conseil général des Yvelines. J’en suis particulièrement heureux car cette œuvre est un symbole fort ; pour l’artiste que vous êtes, cher Ousmane Sow, et pour ce que représente, à mes yeux, votre œuvre qui témoigne du lien essentiel, imperceptible et pourtant si profond qui unit le continent africain à la France ; symbole fort pour les Yvelines qui célèbrent leurs 40 ans ; symbole fort enfin pour le sujet monumental qui vous a inspiré : le Général de Gaulle.Cher Ousmane Sow, l’alchimie unique que vous savez provoquer redonne vie aujourd’hui à cette grande figure si familière de notre histoire collective, à travers laquelle la France et son message d’espoir si singulier se sont incarnés. Elle nous fait revenir aux sources de ce que représente pour la plupart d’entre-nous l’engagement politique.Vos œuvres sont déjà venues à la rencontre des Yvelinois, il n’y a pas si longtemps. C’était en 2007, au Musée départemental Maurice Denis de Saint-Germain-en-Laye, lors de la remarquable exposition « Terre noire », qui avait été mise en place à l’occasion du cycle de manifestations « l’Afrique en Yvelines », proposé par le Conseil général. Cette statue de de Gaulle est la première d’une série de sculptures monumentales que vous avez appelée « Merci », en hommage à ces grandes figures de l’histoire qui, je vous cite, vous « ont aidé à ne pas désespérer des hommes » : De Gaulle, Nelson Mandela, Martin Luther King, Gandhi, mais aussi votre propre père, qui fut votre premier héros…Ils sont tous, à leur façon, des hommes dignes et droits, des hommes libres et de tempérament, des hommes du refus face à la résignation.A travers votre œuvre, vous avez fait le choix de l’engagement.Permettez-moi de m’attarder sur quelques étapes de votre parcours, que je qualifierai « d’exceptionnel », au sens propre du terme, car il n’a rien de linéaire, ni de traditionnel.Vous êtes né à Dakar, au Sénégal en 1935.La force et l’engagement que l’on ressent dans votre œuvre ne sont pas sans lien avec les vertus qui vous ont été transmises dans votre famille. De votre mère, vous hériterez d’une ascendance aristocratique et guerrière.Votre père, que vous avez vénéré et qui avait obtenu la Croix de Guerre pour avoir combattu en France pendant la Première Guerre mondiale, vous a transmis de grandes valeurs telles que la rigueur, la générosité, l’honnêteté, le refus des honneurs, la liberté de penser. A la mort de votre père, vous n’avez que 21 ans et vous décidez de partir pour Paris.

Inauguration de la statue du Général de Gaulle à l’hôtel du Département

La France, vous l’avez beaucoup aimée dans ces années 50 : une France où la simplicité et la générosité l’emportaient sur les problèmes identitaires.A Paris, vous n’allez pas entrer comme on aurait pu le croire et comme il est d’usage, aux Beaux-Arts. La fréquentation de ce milieu, dans lequel vous ne vous reconnaîtrez pas, ne vous tentera guère.Vous allez choisir d’entreprendre des études d’infirmier puis de vous former au métier de kinésithérapeute. Un choix qui pourrait paraître étonnant, mais chez vous au contraire, science et art ont fait bon ménage. La pratique de la kinésithérapie a en effet beaucoup nourri votre réflexion artistique sur le corps. Elle est devenue une source d’inspiration et un véritable entraînement à la sculpture. Elle a été pour vous, je vous cite, « une profession de substitution ».Vous allez vivre près de 20 ans en France, où vous serez en quelque sorte « kiné de jour » et « sculpteur de nuit », avant de retourner définitivement au Sénégal en 1978.Et pendant les dix années qui vont suivre, vous allez concevoir à Dakar les premières œuvres que nous connaissons. Vous avez donc cheminé lentement mais sûrement vers votre vocation d’artiste, puisque vous avez attendu l’âge de 50 ans pour vous consacrer entièrement à votre art… C’est ce qui fait la richesse et le caractère unique de votre parcours.Dès que vous avez commencé à exposer vos sculptures, à Dakar comme à Genève, New York, Tokyo ou Venise, la reconnaissance du public a été immédiate.Et ici en France, 1999 fut l’année du basculement de l’ombre à la lumière. Tout le monde se souvient de l’inoubliable rétrospective mise en scène sur le Pont des Arts à Paris, avec les Indiens de la bataille de Little Big Horn, les Nouba, les Masaï, les Zoulou. Cette exposition à l’air libre avait convaincu à l’époque plus de 3 millions de visiteurs…Si je devais qualifier votre œuvre, je dirais qu’elle est « populaire », au sens noble et premier du terme : elle émane du peuple et appartient au peuple. Populaire d’abord par la mise en scène et par le choix des lieux dans lesquels vous exposez : souvent, ce sont vos œuvres qui sont venues à la rencontre du peuple et non l’inverse.Populaire aussi, car votre travail a comme principale source d’inspiration l’homme. Vous êtes un conteur de l’universalité. C’est je crois pour cette raison que vos sculptures suscitent une adhésion très forte, sans le moindre intermédiaire. Vous faîtes revivre dans vos œuvres des héros prestigieux mais aussi des peuples méconnus de l’Histoire. Les Indiens, les Masaï, Gandhi, Mandela, ou De Gaulle : ils ont en commun la force morale et physique de ceux qui n’ont jamais capitulé. La capacité de révolte et l’esprit de résistance, qui sont le sel de l’Histoire, sont des valeurs que vous portez en vous et que vous transmettez à travers votre œuvre. Une œuvre qui navigue aux limites du mythe, de l’ethnologie, de l’histoire.Une œuvre aussi qui traverse sans cesse les frontières. De cette terre africaine sont nés des personnages à la fois uniques et universels. Ils sont porteurs d’un passé, d’une mémoire et forment un pont entre l’Afrique et le reste du monde, entre les pratiques rituelles africaines et la statuaire occidentale. Cette statue, comme je vous le disais, en introduction de mon propos, est aussi un symbole fort pour notre jeune département car c’est sous la présidence du Général de Gaulle, il y a 40 ans que naissaient les Yvelines. Très exactement le 1er janvier 1968 après que la loi du 10 juillet 1964 eut créé le découpage administratif actuel à partir de ce qui composait alors
la Région Parisienne, et ses 3 départements de la Seine, de la Seine et Marne et de la Seine et Oise, ce dernier devenant Val d’Oise, Essonne et Yvelines.Il n’est sans doute pas inutile, dans le contexte actuel, de noter que le dernier grand modernisateur de notre organisation politique et administrative, pour rendre plus efficace l’action des pouvoirs publics, créa des départements alors qu’il eut été si simple, à l’époque déjà, d’en supprimer…Et le bilan de ces dernières quarante années nous invite à une certaine fierté ; notre département fut un acteur majeur de l’essor économique national et constitue un atout incomparable dans le grand combat de la compétition entre les Nations. Qui peut ignorer que nous sommes désormais le département de la recherche et de l’industrie : de la recherche avec le plus grand nombre de chercheurs privés, de l’industrie avec en particulier les secteurs de l’automobile, de l’aéronautique et des télécommunications qui forment le socle de la puissance industrielle qui fonde notre richesse. Autant de caractéristiques soit-dit en passant qui légitiment complètement l’organisation d’une grande compétition automobile qui mêle recherche, industries de toute nature et attractivité touristique. Car nous sommes aussi le pays du bien vivre qui témoigne d’une grande partie de l’histoire de France. Ici en Yvelines se mêlent étroitement haute technologie et patrimoine culturel, urbain, paysager unique. Haute technologie avec l’exemple de l’arrivée récente du leader mondial des logiciels 3D qui profite de notre réseau exceptionnel de liaison à très haut débit, qui voisine avec le château de Versailles et ses 4 millions de visiteurs, nos 6 villes royales, nos abbayes et nos 40 musées entourés de nos deux parcs naturels régionaux qui structurent nos espaces forestiers et agricoles qui couvrent les 2/3 de notre territoire. Cette exception yvelinoise n’est pas due au hasard mais est bien le fruit de l’action constante et éclairée de celles et ceux qui ont façonné notre département, en premier chef celles et ceux qui siégèrent dans notre assemblée départementale et plus particulièrement ceux qui la présidèrent. Qu’il me soit ici permis de les saluer et plus particulièrement mon prédécesseur, Franck Borotra, à qui nous devons tant ; à qui je dois tant et tant. Exception yvelinoise qui se nourrit évidemment d’une certaine idée de la France, ce qui nous conduit naturellement à évoquer la figure tutélaire du Général de Gaulle qui nous réunit ici ce soir. Cher Ousmane Sow,avec l’instinct sûr de l’artiste vous vous inspirez des uniformes de la 1ère guerre mondiale pour figurer un général qui n’était alors qu’un simple capitaine et qui pourtant se préparait depuis toujours à devenir le sauveur de la patrie.Pour preuve, cette étonnante rédaction sur un petit carnet brun, d’un écolier de 15 ans, élève au Collège des Jésuites de l’Immaculée Conception à Paris, le jeune Charles de Gaulle, dont le texte singulier narre sa campagne militaire à la tête de nos armées pour sauver
la France d’une invasion des troupes allemandes conduite par le kronprinz. Etonnante prémonition dont la principale approximation fut la date, l’évènement étant censé se jouer en 1930.En fait pétri de l’obsession de l’unité nationale qui voyait chaque français se préparer à la reconquête de l’Alsace et de la Lorraine, le jeune Charles de Gaulle se construisait alors dans le rêve de servir sa patrie. Et ce fut probablement le plus grand – et l’histoire dira s’il fut le dernier – sursaut d’un peuple qui fut héroïque en portant seul l’essentiel des sacrifices humains de ce premier conflit mondial. L’idéal de Charles de Gaulle, l’essence de ses convictions stratégiques, qu’elles soient politiques ou militaires, se forgèrent à l’aune de la grande guerre. De Gaulle fut d’abord un soldat c’est-à-dire un homme qui choisit volontairement, c’est-à-dire librement, de faire le sacrifice suprême pour sa patrie. C’est l’amour de la France qui caractérise d’abord son personnage, un amour passionné qui s’accompagne alors parfois d’excès, d’une lucidité effrayante ou au contraire d’une absence de lucidité, un amour unique qui l’enferme dans la solitude, un amour idéalisé mais aussi charnel tant il se nourrit des figures de notre histoire autant que des charmes de nos villes et de nos campagnes. Et cet amour exceptionnel s’unit d’une intelligence stratégique prodigieuse ; c’est cet assemblage qui figure dans l’appel du 18 juin qui mêle le refus absolu de la défaite – l’objet de son amour ne peut disparaître – et la vision stratégique supérieure qui ne voit dans la bataille de France qu’un épisode d’un conflit qui ne peut être perdu pour des raisons objectivées si simplement : « foudroyés aujourd’hui par la face mécanique, nous pourrons vaincre dans l’avenir par une force mécanique supérieure »Et la France libre naîtra dans cette France lointaine et colorée que l’on appelait alors l’Empire. Elle apparaîtra principalement au cœur de l’Afrique Noire, portée par les cadre civils et militaires, les blancs, et les rares noirs qui en faisaient partis ; qui d’entre nous peut oublier le ralliement de Félix Eboué, premier noir gouverneur du Tchad vite nommé gouverneur général de l’Afrique Equatoriale Française ?Qui peut oublier que 18 africains furent choisis pour entrer dans l’ordre sacré des compagnons de la Libération ?Voila pourquoi, il fut si évident de choisir votre œuvre, cher Ousmane Sow. D’abord conçue dans cette matière mystérieuse, parce que connue de vous seule, qui s’apparente à de l’argile, elle a été transformée, ici, en Yvelines à la Fonderie de Coubertin à Saint Rémy les Chevreuse, grand et prestigieux atelier, où elle nourrit désormais sa force dans la douce patine de la fonte. Votre œuvre a désormais trouvé sa demeure. Dans cette cour, plus utile que prestigieuse elle rappellera aux visiteurs que le Général de Gaulle n’était qu’un modeste serviteur de son idéal, un preux chevalier de sa dame, la France. Dans ce lieu, si loin de la chaleur de l’Afrique et de ses peuples, elle témoignera de la reconnaissance de ceux qui n’oublient pas ceux qui moururent pour sa liberté. Dans cet espace, elle interpellera le passant, elle lui renverra l’interrogation de sa propre vie, elle témoignera de ce que la grandeur de l’homme se forge dans sa liberté qui naît de son unique volonté. C’était, je crois, en 1943, que le Général de Gaulle écrivit :« Soyons fermes, purs et fidèles, au bout de nos peines il y a la plus grande gloire du monde, celle des hommes qui n’ont pas cédé »

Une nouvelle mission qui me tient à coeur

Comme Député ainsi que Maire puis Conseiller général de Mantes-la-Jolie, je me suis toujours intéressé de près aux questions de coopération décentralisée, de développement solidaire et de co-développement.

En tant qu’élu de proximité, j’ai depuis toujours longuement échangé avec les différentes communautés présentes à Mantes-la-Jolie et plus généralement dans les Yvelines. Ces discussions se sont révélées particulièrement fructueuses et passionnantes.

Au cours de mes nombreux déplacements en Afrique, en particulier au Maroc, au Sénégal, au Togo, en Algérie, au Bénin, récemment au Gabon (depuis que je préside le groupe d’amitié France-Gabon à l’Assemblée nationale), j’ai enrichi mon expérience Mantaise d’une meilleure compréhension des cultures, des habitudes et des attentes des migrants résidants en France.

C’est donc tout naturellement, après en avoir échangé avec le Premier ministre, François Fillon et le Ministre de l’immigration, de l’intégration, de l’identité nationale et du développement solidaire, Brice Hortefeux, qu’il m’ a été proposé, dans le cadre de mon mandat de député, de me nommer parlementaire en mission (cf. ma lettre de mission).

J’espère ainsi apporter une contribution utile au dialogue entre des cultures différentes dont la complémentarité est source de grande richesse pour l’Homme; j’en suis convaincu !

J’en profite pour remercier François Fillon et Brice Hortefeux de leur confiance qui m’honore. Qu’ils soient assurés de mon dévouement pour servir le message d’accueil et de respect des différences qui historiquement a contribué au rayonnement de la France.

lettre de mission

lettre de mission

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