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Archive pour novembre, 2006

Discours de Pierre Bédier prononcé par Gérard Larcher lors du Rassemblement UMP à Versailles, samedi 25 novembre

Mes chers amis,
Mon cher Nicolas,
Mon cher Gérard,
Très chère Suzanne,

Il est des absences qui n’ont rien de diplomatiques. Un mariage de famille dans le Sud-Ouest m’interdit d’être dans ma seconde famille, c’est-à-dire avec vous.

Je suis désolé de ne pouvoir être présent pour cette fête de l’espoir, pour ce rassemblement d’énergies gagnantes, mais je fais toute confiance à Gérard pour vous lire ce message et représenter nos Yvelines devant  Nicolas SARKOZY.

Peut-être savez-vous que je fais une allergie à la langue de bois ?

Aussi vais-je m’exprimer, sans fioriture, sans précaution de langage inutile : quand on est en famille on doit se parler franchement.

Au-delà des questions de personnes dont je me fiche comme de l’an 40, parce que j’aime la France, ma patrie, je ne veux pas qu’elle connaisse de nouveau cinq ans de socialisme, synonyme d’aveuglement idéologique et donc d’abaissement national. Je veux simplement mais de toute mon âme, que notre candidat gagne. Pour ce faire, une procédure a été validée. Le calendrier ne me satisfait pas complètement, néanmoins la procédure puisqu’elle est adoptée, doit être respectée.

Je ne doute d’ailleurs pas, Cher Nicolas, de l’issue du vote de nos militants.

Mon seul souci, pour gagner, c’est de vous rappeler que tous les militants de notre Union, aussi déterminés, courageux, talentueux soient-ils, sont loin de représenter 50% + 1 des français.

Mon grand souci, pour gagner, c’est également de vous dire que tous les sympathisants de l’UMP ; plus encore, tous les électeurs de l’UMP ne suffisent pas à faire une majorité absolue.

Voilà pourquoi j’aurai voulu ce soir, mes chers amis, être au milieu de vous et à tes côtés mon Cher Nicolas, pour vous dire, avec la force de mes convictions et un peu de cette expérience des campagnes présidentielles, gagnées comme perdues, au côté de Jacques CHIRAC, en 1988, 1995 et 2002, que le rassemblement d’une majorité de français, est un exercice périlleux, compliqué, parfois même désespérant.

Certes, il faut un projet clair et mobilisateur, bien sûr il faut un bilan gouvernemental positif, et à l’évidence une union sans faille qui englobe le respect dû au Chef de l’Etat. Mais il faut aussi la rencontre d’un homme et d’un peuple si divers, si remuant, si changeant. Aussi il faudra de l’ardeur, du courage, de l’énergie et je sais ici qui n’en manque pas. Il faudra également de la patience, de la tolérance, de l’humilité pour pouvoir rassembler ; il faudra enfin et surtout savoir renoncer à son amour propre, se libérer de soi-même pour pouvoir servir la France, son peuple, son histoire, son destin. Voilà de mon point de vue les conditions du succès si nécessaire pour l’intérêt national.

Je n’ai la volonté de faire la leçon à personne. J’ai seulement l’ambition de servir mon pays.

Cette ambition passe par la victoire de nos couleurs. Il est donc de mon devoir de dire ce que sont de mon point de vue les conditions de la victoire ; et naturellement, oeuvrant à voir remplir ces conditions, lorsque ce sera le cas, de m’engager totalement.

Ce soir, les Yvelines rassemblées autour de Nicolas SARKOZY, de Gérard LARCHER et Suzanne JAUNET, fêtent l’union, fêtent l’esprit militant, fêtent l’espérance.

Vive les Yvelines en marche, pour une France rassemblée !

Pierre Bédier

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