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Categorie 'Coup de gueule'

Tests ADN : quel gâchis!

La nouvelle loi sur l’immigration aurait pu être un bon texte parce qu’elle favorise une meilleure intégration dans la République de ceux qui le souhaiteraient vraiment, en modernisant et en rationalisant notre politique migratoire et en engageant une réelle politique de co-développement.

Quel dommage de l’avoir gâché avec un amendement inutilement provocateur ; tant et si bien qu’il a été finalement vidé de son sens !

Alors me direz-vous, pourquoi ne pas avoir voté ce texte et vous être abstenu.
Tout simplement, au risque de me répéter, parce que l’idéal républicain s’est bâti sur des symboles et qu’il ne faut pas jouer avec.
Et j’avoue que mon abstention fût d’autant moins facile que le discours de la gauche a été d’une hypocrisie incommensurable, me donnant envie de sanctionner leur archaïsme néo-colonialiste. Il y a bien longtemps que, sans pratiquer de tests ADN, ils instrumentalisent les enfants d’immigrés sans jamais leur avoir permis de s’asseoir autour de la table du Conseil des ministres comme l’a fait avec courage l’actuelle majorité.
Et on verra bientôt, à l’occasion des élections municipales et locales, le peu de cas qu’ils font de la promotion républicaine des nouveaux enfants de France ; sinon pour leur servir d’utilité et d’alibis dans leur conquête du pouvoir.

Vraiment quel gâchis d’avoir nourri une polémique qui a dissimulé une vraie générosité républicaine !

Pour rappel : sur 550 votants
- 517 exprimés
- 282 pour
- 235 contre
- 33 abstentions
Mit à la majorité relative.

Pourquoi n’ai je pas voté le texte gouvernemental sur l’immigration ?

Pour la seule et unique raison que je crois au poids des symboles et que la triste querelle autour des tests ADN a pollué les dispositions.
Il est légitime qu’un Etat organise les flux migratoires.
Il est légitime qu’une Nation définisse des règles d’appartenance à sa communauté.
Mais il est idiot qu’au détour d’un amendement technique l’on fasse peser sur l’immigré –en particulier d’Afrique noire- une suspicion systématique de fraude à laquelle on veut apporter une réponse qui ignore la tradition et l’histoire :
- tradition qui fait de la famille au sens élargi un lien de solidarité
- histoire qui rend sensible l’approche génétique auprès des populations qui ont subi le martyr de la traite négrière.
Il y a des moments ou la raison impose l’intelligence du cœur.

Résultats du vote : 550 votants, 282 pour, 33 abstentions (dont la mienne), 235 contre.

Gare à la ghéttoïsation !

J’ai récemment participé à une conférence organisée par le quotidien Les Echos sur le renouvellement urbain.

conference-les-echos.JPG J’ai pu, à cette occasion, rappeler la politique volontariste du département des Yvelines pour lutter contre la crise immobilière, dont les premiers résultats se font déjà sentir (cf. précédent billet).

J’ai par ailleurs insisté sur une question qui me tient tout particulièrement à coeur : la mixité sociale. Celle-ci, à mon grand dam, disparaît peu à peu laissant entrevoir une ghéttoïsation croissante et dangereuse pour l’équilibre de notre nation; Voir se développer des regroupements éthniques, sociaux etc. est contraire à nos valeurs républicaines.

Mais au-delà encore, je suis convaincu que l’unité dans la diversité a toujours fait la force et la grandeur de la France. J’aimerais  vraiment connaître vos réactions sur ce sujet.

L’édition des Yvelines du Parisien est fidèle à sa ligne éditoriale : Faire beaucoup de bruit pour rien…

Comme d’habitude et non sans un certain brio, Le Parisien, dans son édition des Yvelines, est une nouvelle fois parvenu à faire d’une non-information, un non-article. Et, contrairement à ce que vous pouvez légitimement penser, ce n’est pas une aussi mince affaire que cela : il faut redoubler de conditionnel (l’information manquant de vérification), faire preuve de beaucoup d’imagination (à savoir un soupçon de parti pris),  trouver des témoins au-dessus de toute partialité (plutôt membres du Ps de Mantes-la-Jolie), le tout avec un vrai talent de broderie. Si si, j’insiste vraiment, il faut une tournure d’esprit remarquable, pour tous les jours reprendre l’exercice… 

Ainsi, dans son édition du 5 juillet, on trouve dans ce journal de non-information (car là est bien sa spécificité), et dans un conditionnel de formidable facture un article me concernant.

Il est question que “le candidat (moi) aurait organisé au moins sept réunions politiques dans des équipements municipaux” hou la la, rendez-vous compte! (Il faut savoir que la loi prévoit  la mise à disposition des candidats par les communes de leurs locaux en période électorale.) Ce jour-là l’imagination leur a fait quelque peu défaut ; des mentions comme “aucune trace d’effraction”, “vêtus d’un uniforme et récitant des chants ésotériques”, “les murs étaient maculés de peintures représentants des formes encore jamais relevées jusqu’à présent” etc. nuisaient à leur habituel récit toujours aussi haletant.

En revanche, les témoignages des détenteurs de La Vérité Révélée n’ont pas été oubliés. Les Fouquier-Tinville et autres Savonaroles n’ont pas manqué d’assener leur inquiétante sentence : “Nous allons surveiller et transmettre toutes nos informations à la commission de contrôle des comptes de campagne”, ouh les gros vilains mouchards et, bisque, bisque rage !

Mais au fait, pourquoi n’ont-ils pas fait de recours, comme la loi les y autorise ?

Surprise ! Radio droit de cité ne fait plus de la radio

Hier soir, j’ai été convié par Radio droit de cité pour débattre avec madame Descamps-Crosnier.

Pour être tout à fait franc, il s’agissait bien plus d’une réunion de la section socialiste que d’un véritable débat.

Imaginez la scène: madame Descamps-Crosnier campant à la table du débat avec derrière elle une trentaine de sympathisants socialistes. Tous placés dans mon champ de vision, de telle manière que je puisse les observer en train de s’agiter, soupirer fortement, bouillir sur leur chaise à chacune de mes paroles. Il va sans dire que personne n’avait cru bon m’avertir que je pouvais venir accompagné…et disposer des amis derrière moi.

Jusqu’au moment où l’un d’entre eux, sans doute à force de trop gesticuler, soupirer et bouillir fini par m’invectiver pour ne pas dire m’injurier, en plein débat alors qu’il n’y était pas invité.

J’ai laissé passer quelques secondes pour observer les réactions. J’ai alors aperçu ici un sourire béat d’un animateur, là un rictus de satisfaction d’un responsable de la radio et, l’air faussement détaché de la candidate socialiste, tous semblant trouver cela à leur goût n’envisageant nullement de rappeler l’assistance à la sérénité nécessaire au débat.

Tout le monde sait, je le savais moi-même, que Radio droit de cité, par le biais de certains de ses membres, pratiquait le journalisme avec des règles sujettent à caution; malgré tout j’avais choisi de jouer le jeu. On ne m’y reprendra plus!

De là à penser que tout avait été prémédité il n’y a qu’un pas que je n’oserai franchir. Non, je préfère mettre tout ça sur le compte de la fébrilité, à moins qu’il ne s’agisse de vouloir masquer l’absence de projet chez mes adversaires qui ont fait preuve d’une complicité des plus suspectes.

Bref, sur cet entrefait, ayant compris que ce débat n’avait rien de démocratique - les temps de parole n’étant pas respectés faisant ainsi la part belle à la candidate socialiste, et que c’était à peine si je pouvais répondre - que j’ai décidé de couper court à un exercice s’avérant impossible.

Une nouvelle fois, il est regrettable de constater que ceux qui parlent le plus de démocratie sont généralement ceux qui la pratiquent le plus difficilement persuadé, selon une morale qui leur propre, d’être les bons et les autres les méchants.

 

Radio Droit de Cité

Dans son édition d’hier, un grand journal du soir me met en cause à l’occasion d’un article consacré à « Radio Droit de Cité en péril à Mantes la Jolie »

Outre qu’il est désagréable que l’auteur n’ait pas pris la peine de m’interroger avant de rédiger son papier (je croyais naïvement que c’était le B.A.-BA enseigné à la 1ère heure du 1er jour de la 1ère année de journalisme) il est surtout regrettable de lire tant de bêtises délivrées par les inspirateurs du papier.

Aussi je voudrais clarifier ma position :

1- RDC est une radio associative sympathique, intéressante que j’ai systématiquement aidée depuis 1995 sans jamais m’ingérer dans son fonctionnement ni dans sa ligne rédactionnelle.

2- RDC connaît aujourd’hui un conflit de droit privé qu’il lui appartient de régler sans interventions des pouvoirs publics.

3- Néanmoins, rien ne m’interdit de penser que ceux qui ont rédigé les statuts à l’époque auraient du tout mettre en œuvre ces dernières années pour modifier les articles sujets à de fortes polémiques à savoir que : 3 membres du C.A sur 7 sont élus à vie, ce qui n’est pas un modèle de démocratie.

4- Qu’il est essentiel dans un quartier comme le Val Fourré, que place soit faite à des jeunes filles pour exercer un rôle au Conseil d’Administration.

5- Concernant le problème des locaux, RDC est gratuitement installé dans un collège, propriété du Conseil Général que je préside. Comme mon prédécesseur l’a déjà demandé je souhaite que la radio quitte l’établissement dont elle perturbe le fonctionnement en étant relogée gratuitement par la ville, dans le quartier ; cette proposition a déjà été faite par 2 fois.
Dans cette perspective et à l’issue de la crise, une réunion de travail sera proposée.

6- Enfin je tiens aussi à inviter chacun à être très vigilant en ne se laissant pas influencer par des pseudos comités de soutien qui n’ont pour seul intérêt que d’en faire un enjeu politique pour se créer un espace.

Les débordements d’une manifestation

Les récentes manifestions de pompiers a Paris ont choqué un certain nombre de citoyens et beaucoup de réactions ont été entendues. Nul ne peut contester aux pompiers volontaires et professionnels leur courage exceptionnel et l’abnégation dont ils font preuve en payant chaque année un lourd tribut, notamment aux incendies.

Le fait que quelques éléments incontrôlés et incontrôlables aient pris à parti les forces de l’ordre en fin de manifestation est proprement inadmissible. Les revendications que les pompiers souhaitent faire entendre méritent mieux que cela. Heureusement, ces agissements ont été dénoncés avec vigueur le lendemain et notamment par de nombreux pompiers, extrêmement choqués des actes de la veille.

Plus globalement, nous devons faire attention à la façon dont nous revendiquons les droits dans notre pays. Notre société a tendance à devenir violente et chacun doit mesurer la façon dont il procède quand il demande soit l’obtention de droits nouveaux, soit de garder ses droits existants. Quand la violence prend le pas sur le dialogue et la négociation, c’est tout le pacte social qui est menacé. Il faut que chacun le comprenne.

Pierre Bédier

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