Hier soir, j’ai été convié par Radio droit de cité pour débattre avec madame Descamps-Crosnier.
Pour être tout à fait franc, il s’agissait bien plus d’une réunion de la section socialiste que d’un véritable débat.
Imaginez la scène: madame Descamps-Crosnier campant à la table du débat avec derrière elle une trentaine de sympathisants socialistes. Tous placés dans mon champ de vision, de telle manière que je puisse les observer en train de s’agiter, soupirer fortement, bouillir sur leur chaise à chacune de mes paroles. Il va sans dire que personne n’avait cru bon m’avertir que je pouvais venir accompagné…et disposer des amis derrière moi.
Jusqu’au moment où l’un d’entre eux, sans doute à force de trop gesticuler, soupirer et bouillir fini par m’invectiver pour ne pas dire m’injurier, en plein débat alors qu’il n’y était pas invité.
J’ai laissé passer quelques secondes pour observer les réactions. J’ai alors aperçu ici un sourire béat d’un animateur, là un rictus de satisfaction d’un responsable de la radio et, l’air faussement détaché de la candidate socialiste, tous semblant trouver cela à leur goût n’envisageant nullement de rappeler l’assistance à la sérénité nécessaire au débat.
Tout le monde sait, je le savais moi-même, que Radio droit de cité, par le biais de certains de ses membres, pratiquait le journalisme avec des règles sujettent à caution; malgré tout j’avais choisi de jouer le jeu. On ne m’y reprendra plus!
De là à penser que tout avait été prémédité il n’y a qu’un pas que je n’oserai franchir. Non, je préfère mettre tout ça sur le compte de la fébrilité, à moins qu’il ne s’agisse de vouloir masquer l’absence de projet chez mes adversaires qui ont fait preuve d’une complicité des plus suspectes.
Bref, sur cet entrefait, ayant compris que ce débat n’avait rien de démocratique - les temps de parole n’étant pas respectés faisant ainsi la part belle à la candidate socialiste, et que c’était à peine si je pouvais répondre - que j’ai décidé de couper court à un exercice s’avérant impossible.
Une nouvelle fois, il est regrettable de constater que ceux qui parlent le plus de démocratie sont généralement ceux qui la pratiquent le plus difficilement persuadé, selon une morale qui leur propre, d’être les bons et les autres les méchants.
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